
Gilles Abier
Comment je me suis débarrassé de ma mère
12.00 EUR
Vendu par LIREKA FR
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Cinq nouvelles incisives qui malmènent les clichés sur l'amour maternel et filial. Une mère possessive au point d'éloigner toutes les petites amies de son fils. Une autre dévorée d'ambition prête à tout pour que sa fille devienne championne de tennis. Celle intrusive au point de pourrir la vie sociale de son rejeton sur Facebook. Mais aussi un fils agacé et méprisant qui a honte de sa mère... Des personnages qui se croisent et se retrouvent au fil des nouvelles. Une écriture jubilatoire et mordante, tant l'adolescence peut parfois se montrer impitoyable. INTERVIEW GILLES ABIER : Vous avez choisi la forme du recueil de nouvelles. Cela fait d'ailleurs écho à un précédent titre publié déjà aux éditions Actes Sud Junior, «Accrocs». Pourquoi ? J'aime l'écriture de textes courts. J'aime cette concentration d'émotions, la précision que cela implique, ce besoin d'aller à l'essentiel dans le récit. Et puis, je prends plaisir à bousculer le lecteur en l'emmenant là où il ne s'y attend pas. Quand la fin le surprend. Ce qui me paraît plus facile à orchestrer sur une forme courte. Je suis d'ailleurs reconnaissant à François Martin, mon éditeur, de prendre le risque de publier un second recueil de nouvelles pour adolescents. Ce titre assez provocateur, «Comment je me suis débarrassé de ma mère», laisse imaginer une vision noire, tout du moins conflictuelle du lien familial. Est-ce le cas ? Disons que la famille est un terrain de jeu incroyable pour un auteur. Entre autres parce qu'elle nous est imposée à tous. On ne choisit pas ces gens avec qui on va démarrer dans la vie, ceux avec qui on va tracer un chemin qui orientera notre existence. Et peu importe qu'on se comprenne, qu'on s'apprécie, qu'on s'aime ou pas, ou même qu'on se sépare, nos parents sont là pour la vie, nos enfants aussi. Parfois ça se passe bien, parfois ça se passe moyen, parfois ça se passe mal. J'ai volontairement choisi des jeunes qui, à un moment donné, sont confrontés à l'examen du lien qui les unit à leur mère. Le rompre ou continuer ? Et si continuer, à quel prix ? C'est un choix purement dramatique, aucunement un constat généralisé de la famille. Juste une envie de jouer avec l'interdit. De manière générale, il faut attendre d'être adulte pour avoir le droit de ne pas aimer sa mère. De pouvoir l'affirmer et d'être entendu. Un ado ne sera pas pris au sérieux. On dira que c'est normal. Qu'il fait sa crise. Mais l'adulte n'est pas toujours celui qu'on croit...
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